Le cliquetis des pièces dans les bistrots : les balbutiements locaux (années 1950-1970)
Les échecs à Pertuis, comme dans beaucoup de petites villes du Sud, n’ont pas toujours eu pignon sur rue. Pendant l’après-guerre, on ne parlait pas encore d’un “club” officiel. Les premiers coups de fou, c’était souvent à la terrasse d’un café, sur une table légèrement bancale, le dimanche après la messe. Les aînés se souviennent du Café du Commerce, place Mirabeau, où l’on tirait une boîte d’échecs après la belote. Les règles circulaient de bouche à oreille, et le roi tombait bien plus souvent sur sacrifice d’attention que par tactique raffinée.
Dans les années 1960, les échecs français connaissent un regain de popularité sous l’influence de Bobby Fischer et de la “folie Spassky” (source : ChessBase). Pertuis n’y échappe pas : on voit les premiers tournois amicaux organisés dans des cafés ou lors des fêtes locales. L’enjeu n’est pas une coupe, mais une tourné de pastis (on reste en Provence !).