Tournoi local, obligations légales et vrais risques : comment ça marche ?
La législation française est plutôt claire : dès que l’on organise un événement accueillant du public, la question de l’assurance se pose, et plus encore quand il s’agit d’une manifestation sportive, même “de réflexion”. Le code du sport (Article L.321-1) impose aux associations sportives d’informer leurs membres des conditions d’assurance. Même pour un “petit tournoi du dimanche”, la vigilance s’impose !
- Accident corporel d’un joueur (exemple classique : une chute, un malaise, un déplacement entre deux rondes) ;
- Dégâts matériels (verre de soda renversé sur un ordinateur, échiquiers abîmés, chaises cassées, etc.) ;
- Responsabilité vis-à-vis de la salle (une fenêtre fracturée par inadvertance, un extincteur déclenché par mégarde… déjà vu dans un tournoi à Marseille en 2022 !) ;
- Vol de matériel ou d’effets personnels.
S'il est tentant de faire confiance au “bon sens”, une étude menée par MMA (assureur français) en 2022 a montré que 23% des sinistres lors des petits événements associatifs provenaient de simples maladresses ou d’oublis, pas forcément de gros incidents. L’assurance, c’est dans le lot... comme la pendule dans le set d’une ronde rapide.