Le “Cavalier Pertuisién” (1991–1998) : l’aventure associative indépendante
Le vide laissé par l’effacement du club de la MJC ne dure pas longtemps. Dès 1991, un nouveau club, baptisé “Le Cavalier Pertuisién”, voit le jour, cette fois en dehors de la structure MJC. Objectif affiché : s’ouvrir à toute la ville, et aux villages voisins, avec une approche moins dépendante des institutions, et une autonomie dans la gestion.
Les réunions se tiennent d’abord au Centre Social Marie Mauron. Rapidement, le club séduit une vingtaine d’adhérents, aidé par des actions de promotion lors de la Fête des Associations. Parmi ses membres actifs, on compte notamment Claude Pierrat, “l’homme aux 1200 parties par an” selon ses propres notes (source : Archives personnelles Claude Pierrat, 1995-1998), et Geneviève Blanchard, une des rares femmes à avoir décroché un podium régional catégorie vétéran.
Le club se distingue par certaines initiatives originales :
- Des stages ouverts aux néophytes
- Un challenge annuel face à Villelaure et Mirabeau (“La Coupe des Trois Villages” : 17 éditions, records de 37 participants en 1996)
- Des parties estivales en extérieur, place Jean-Jaurès, parfois jusqu’à minuit
Toutefois, à l’approche de l’an 2000, le club rencontre des difficultés financières et organisationnelles. Le départ de certains membres pour raisons professionnelles (beaucoup travaillaient à ITER ou Cadarache) déséquilibre l’équipe dirigeante. En 1998, la dissolution paraît inévitable ; la majorité des pièces du club (jeux en bois, pendules, livres… parfois dédicacés par Anatoli Vaisser, l’invité vedette d’un blitz en 1997) sont données à la bibliothèque municipale et à des écoles environnantes.